Fin janvier, l’ANSM a estimé nécessaire de rappeler que tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont contre-indiqués chez la femme enceinte, dès le début du 6ème mois de grossesse (au-delà de 24 semaines d’aménorrhée).

 

 

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L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a reçu des données préliminaires qui montrent qu’un nombre important de femmes enceintes restent exposées à des AINS prescrits au-delà du début du 6ème mois de grossesse, malgré les contre-indications mentionnées dans les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) de ces médicaments.

 

Or la prise maternelle d’AINS à partir de 24 semaines d’aménorrhée peut induire une toxicité fœtale.

Ces contre-indications doivent être respectées, quelles que soient le mode d’administration (voie orale, injectable, cutané…), que ces médicaments soient sur prescription ou en accès libre.

 

L’ANSM rappelle également que jusqu’au 5ème mois de grossesse, les AINS ne doivent être utilisés que lorsqu’ils sont indispensables, à la dose efficace la plus faible et pendant la durée la plus courte.

 

 

Quels sont les AINS les plus utilisés en France ?

La liste n’est pas exhaustive, mais parmi ceux les plus utilisés se trouvent l’ibuprofène, le kétoprofène, le diclofénac ou encore l’acide acetylsalicylique (aspirine).

 

Alors que l’automédication ne cesse d’augmenter, une attention particulière est à porter par les pharmaciens d’officine afin d’éviter toute automédication à risque chez une femme enceinte, notamment en rappelant ces contre-indications pour toute délivrance d’AINS.

 

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Source : ANSM

Pour en savoir plus consultez le site de l’ANSM

 

Mise en ligne 30/01/2017

Image : Pixabay Creative Commons CC0 (domaine public)